005- En Kayak à Parana

Ça m’a pris comme une envie de glace menthe-chocolat, j’ai voulu voir ce qu’il y a de beau dans la ville voisine à Santa Fé : Parana. En réalité tout cela s’est déroulé la semaine dernière mais je suis sérieusement à la bourre !
Bon, du coup, après avoir décollé mes paupières, j’ai pris mon p’tit sac et je suis partie pour la gare routière. De toute façon y a plus de train en Argentine… À ce que j’ai compris leur retour est un gros enjeu politique et est très soutenu par « el movemiento Sur », les rouges locaux représentés par Pino, célèbre réalisateur de documentaires argentin (on lui doit le très grand Memoria del sacceo qui traite de la crise économique qu’a subi ce pays). Bref, pour 4 pesos, ce qui représente moins d’1 €, j’ai mon billet pour Parana. Donc l’aller-retour pour moins cher qu’une petite bouteille de soda fraiche dans un kioske de la ville. J’aime…
Dans chaque gare, les offices de tourisme s’avèrent être de très bonnes alliées. J’attrape rapidement des informations qur les meilleures activités locales et les prix corrects, ainsi qu’un plan touristique de la ville. Un coup de fil plus tard j’ai RDV pour une excursion en kayak sur el rio Parana, large fleuve traversant la ville puis s’enfonçant dans la nature.

l'église
Une église patriote

Le rendez-vous étant dans 2 heures, j’étudie le plan en vue d’aller au port à pied. L’employée de l’office de tourisme a pris soin de rayer sur mon plan les rues qu’il est imprudent d’emprunter seule, surtout avec une tête de touriste (donc forcément plein aux as avec une carte gold, des grosses coupures et une rolex, les pauvres petits doivent apprendre le principe d’étudiant étranger 😛 ). En passant par le centre-ville je me repose dans un parc donnant sur une église dont je vous glisse une photo. J’ai ri en constatant qu’une partie de la toiture est aux couleurs du drapeau argentin.

Vers les falaises de Parana

Encore 2 longues rues et j’atteints la côté, j’ai encore pas mal de marche à faire pour trouver le club nautique concerné mais cela sera très agréable car une promenade longe le Parana (à la fois le nom de la ville et du fleuve pour ceux qui dorment au fond de la classe près du radiateur ! 😉 ). Pas mécontente que de nombreux clubs et commerces s’y trouvent, la chaleur est écrasante ! Vivement les pieds dans l’eau ! (Bon je commence à insérer des photos de la balade sinon elles seront toutes tassées au même endroit.)
Enfin je rencontre Daniel, il me donne une première leçon puis nous mettons le kayak double à l’eau. Un moniteur rien que pour moi, ouéééé ! o/

en kayal près du vieux port anglais
Moi dépassant du kayak comme un Topikeur 😛 Derrière : le vieux port anglais

Une fois pris le coup de main de mon côté, nous avançons bien et la chaleur n’a plus rien d’écrasant. Sur l’eau l’air est juste idéal, une caresse, les éclaboussures des bisous. Quoi j’en fais trop ? Phoque œuf, c’est 23h passé, j’vais pas faire dans la finesse ! Comme à chaque fois que je suis sur un bateau non-doté d’un moteur, je me sens terriblement bien. Le courant se montre plutôt coopératif. Près de la sortie de la ville nous avançons dans un vieux port anglais abandonné où gissent des épaves. Oui le truc là derrière moi. Derrière j’ai dis ! C’pas moi l’épave, moi je suis fraîche et jolie (même que c’est mon chat qui me l’a dit en rêves une nuit de pleine lune).
Puis nous quittons les vues d’immeubles pour préférées celles d’îles boisées et de falaises. Je pagaie un peu moins bien mais Daniel ne m’en tiens pas rigueur, ça fait partie de son travail de jouer des bras pendant que les touristes bavent devant le paysage. La discussion allant bon train j’apprends qu’il a toujours été de Parana et je comprends parfaitement qu’on puisse vouloir y passer sa vie. Parana est elle même une ville active, et proche de Santa Fé où il y a beaucoup de travail et une vie étudiante. La capitale n’est qu’à 6h de bus (pour l’Argentine ce n’est rien, vous le comprendrez quand je vous parlerai d’Iguazu ;)) et on peut faire ses tracasseries administratives à 2h, à Rosario. Et pourtant on a droit dans cette ville à une nature qui prend largement le dessus et offrant de splendides balades. Une côte bien amménagée, plutôt propre et vivante. L’eau est propice à la baignade en beaucoup d’endroits, il y a plusieurs plages, on pêche volontiers (ce n’est pas comme à Lyon, ici on peut manger le poisson du fleuve sans risquer de devenir un cousin de l’incroyable Hulk !).

kayak et fleuve
En mode FPS, pas pu m'en empêcher 😛

Après quelques efforts nous joignons une petite plage loin de tout où nous attendent les collègues de Daniel et quelques amis. Plage pour nous tous seuls, avec nos kayak. Partage du maté bien sûr ! Typiquement argentin, le trio maté/bombilla/termos. On se balade avec sa tasse bourrée d’herbe (ne fantasmez pas, c’est comme du thé en + amer) et son thermos d’eau chaude sucrée ou non. La bombilla (prononcez Bombicha) filtre l’herbe pour qu’on ne garde que la boisson. Et on se fait tourner le maté à tout le groupe comme un bédot. Côté convivial indéniable. Beaucoup de gens n’aiment même pas cette boisson mais la partagent quand même car c’est très ancré socialement, ça fait parti des gestes de sympathie quotidiens. D’ailleurs on trouve souvent des distibuteurs d’eau chaude dans ce pays, afin de ne pas tomber en panne de cette boisson fabuleuse. Un chien joue avec nous, doux, gourmand et espiègle. Entre ça et le maté, on sent bien qu’on est en Argentine.
DISGRESSION
En effet il y a beaucoup de chiens partout en Argentine et beau beaucoup de chiens errant dans les rues. Les gens n’en ont pas peur, les toutous sont bonne pâte. Ils se nourissent de restes ou de leur chasse. Les plus « violents » que j’ai vu ne font en fait qu’aboyer en coursant voitures et scooter, mais ne cherchent pas à mordre. Et pis ils regardent des 2 côtés avant de traverser, prenez exemple les enfants ! Comme ici les gens ont tendance à nettoyer régulièrement le bout de trottoir devant leur porte (balai + jet d’eau) les crottes et pipis ne restent pas, ça me change de la France ça tout de suite ! J’ai vu un chien s’installer de lui-même dans le caniveau pour faire ses besoin, les chiens errants argentins sont mieux éduqués que les maîtres de chien français !
DISGRESSION

coin ombragé du fleuve
La pause sous des branches sur le fleuve

Le chemin du retour se fait avec le courant, donc c’est pas rigolo.
La nuit tombe quand nous arrivons au port. Un passant m’aide à trouver un taxi pour la gare car je suis un peu perdue, la ville semble complétement métamorphosée à la nuit tombée ! Dans le bus je commence à sentir les protestations de mes épaules qui n’avaient pas été tant solicitées depuis longtemps, mais j’ai déjà envie d’y retourner.

 

À la prochaine pour le récit des mes aventures à Iguazu o/ (qui sont en cours 😉 Je file me coucher d’ailleurs, quelle journée ! Pfuuuuuuuu !)

PS : pour Pappy et Manou qui me lisent : o/ représente un bonhomme qui lève les 2 bras en l’air, à prendre soit comme un ‘ youpi ‘ soit comme un ‘ câlin ! ‘ ; Et donc o/ ou o c’est un bonhomme qui lève un seul bras, pour ‘ youpi ‘ ou ‘ coucou ‘ . Encore une variante, voici 3 bonhommes qui font une danse de la victoire : oo/o//

4 réflexions sur « 005- En Kayak à Parana »

  1. Comme toujours, de très jolies photos (rha, je te hais d’être dans un coin aussi sympa !)

    Par contre, sur la photo de toi dépassant du kayak, on dirait que t’as (encore) grossi des fesses 😛

    PS : pour Pappy et Manou qui me lisent (peut-être) : « 😛 » représente un visage qui tire la langue, à prendre comme un signe de moquerie bienveillante.

  2. Didine, après lecture de ce récit, il me reviens en mémoire une sortie en kayak de mer à Banyuls au retour de laquelle tu nous avais réalisé une magnifique figure non imposée en voulant récupérer ton bob tombé à l’eau !
    Souvenirs, souvenirs…

  3. Ma DODY comme je te vois heureuse et en bonne santé, quel plaisir. C’est KEKE qui m’a passé ton blog. C’est magnifique en Argentine, je comprends ta réserve pour revenir en FRANCE.
    Nous pensons tous très souvent à toi. Donne moi tout le temps de tes nouvelles, on les liera avec RoRo.
    BISOUS PLEINS D’AMOUR.
    TONTON FREDO TATIE SASSOU ET ROMANE

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