Un vendredi soir au bar des réseaux sociaux éméchés…

social_media_strategyIl est vingt-trois heures au ClickBait Pub. Les clients ont bien arrosé leur vendredi soir. Foursquare se ravit que tous ses amis soient réunis ici, MySpace sanglotte au dessus de son whisky sans glaçons au fond de la salle et Twitter a déjà linké deux mille trois cent dix sept fois le lien vers estcequecestbientotleweekend.

Seule tache dans l’ambiance, Linkedin est en costume croisé, une serviette en cuir dans une main, un expresso dans l’autre. Il se tient bien droit, décoche son sourire Colgate® à quiconque croise son regards, et relate les initiatives et responsabilités à son actif lors de son dernier Contrat à Durée Déterminée dans une Société de Service Informatique et Internet. Livejournal s’est dévoué⋅e pour l’écouter, sa réputation de bonne oreille lui ayant encore une fois gâché la soirée.. Mais discrètement iel compulse son carnet pour prendre des notes pour sa prochaine fan fiction Harry Potter Alternative Universe au ClickBait Pub. Yelp quant à elle, tient le zinc, servant des cocktails dont personne n’avait jamais entendu parler auparavant. Les casse-croûtes à la carte sont d’une renversante diversité: vegan, sans gluten, paléo, crudivore… Les talents et la polyvalence de Yelp en matière de glou et de miam font la réputation du ClickBait Pub. À la sortie, il n’y a pas de vigils, c’est très ouvert ici, on n’a rien à cacher.

Google Plus est encore planté devant la porte avec une poignée de prospectus. Twitter voulait le bloquer mais Tumblr trouvait que c’était un peu extrême tout de même et que chacun a le droit d’être un looser, et qu’il fallait bien qu’il gagne sa vie après tout lui aussi. Twitter, de mauvais poil, se tourne alors vers Facebook en le taquinant au sujet de ses Conditions Générales d’Utilisation abusives. Facebook jette un œil à l’assemblée autour de lui et après s’être assuré de bien avoir l’attention de tout le monde, réplique à Twitter sur ses « nouveautés » qui lui semblent familière. C’en est trop pour Twitter qui de rage jette le contenu de son verre sur la chemise trop classe que Polyvore a offerte à Facebook pour son anniversaire. Polyvore, outrée, jette un regard à Yelp, vexée (un mojito préparé avec amour bon sang Twitter tu abuses !), et toutes deux partent dans l’arrière sale pour discuter entre êtres civilisés. Tumblr, n’aspirant qu’à la sérennité et la paix mondiale, les rejoindrait volontier mais iel est læ seul⋅e à pouvoir canaliser Twitter. Pendant que la bagarre fait rage, Instagram mitraille la scène, en ajoutant un filtre pour faire croire à une sympathique accolade quand Facebook frappe d’un coup de point Twitter au plexus. Vine documente les événements mais a raté les dernières secondes où Pinterest, ce grand nigaud, a débarqué pour vendre des albums photos décorés de cercles, de chatons ou de fleurs, des calendriers et des mugs. Un mug finira brisé sur le crâne d’Instagram car Twitter n’a pas apprécié son soucis d’archivage de la bagarre. Facebook en profite pour se faire la malle, après tout il ne doit pas tarder, demain il sera encore au tribunal, Twitter a un peu raison en fait. Tumblr administre les premiers soins à Twitter et Instagram qui décident de faire la paix en partageant leurs travaux respectifs. Polyvore et Yelp préparent un chocolat chaud et un pyjama en polaire et élasthane pour que Tumblr puisse monter dans sa chambre se ressourcer et se reposer. Pendant ce temps, Linkedin a déserté de crainte qu’un potentiel futur employeur ne découvre un jour une photo de lui mêlé à cet éclat. Finalement tout le monde s’accorde à dire que tout cela était de la faute à Google, au fond.

Minuit, le ClickBait Pub ferme ses portes.

Une réflexion au sujet de « Un vendredi soir au bar des réseaux sociaux éméchés… »

  1. Peut-on t’envoyer un message (plus long qu’un commentaire!) quelque part? J’aimerai t’écrire en mp (ou par mail)…Mais je ne sais où :/

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