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On n’est pas là pour étudier ?

Arrêtez de vous plaindre, j’vais en écrire des articles ! Vous êtes d’une impatience…

Rogntudjûûûû !

Je viens de terminer les derniers partiels de ce semestre, ce après quoi j’ai dormi d’un sommeil de plomb* pour me réveiller vers 23h avec un sentiment de légèreté attendu depuis des mois. J’ai pas intérêt à m’être plantée parce que pour les rattrapages je serai sur un autre hémisphère**. Disserter la tête en bas risque de ne pas être pratique. J’ai rassemblé une pile de bouquin rivalisant avec longcat, de la junk food etje m’apprête à me détendre et travailler un peu. Oui oui : travailler. Ce n’est pas un problème : je vais enfin pouvoir le faire à mon rythme, de manière personnelle et sur le sujet que je désire.

J’ai eu un énorme ras-le-bol de l’université récemment. Encore une fois on commence l’année en se faisant parler comme à une bande de gamins qui seraient un peu demeurés, des enseignants nous expliquant qu’ils attendent de nous l’autonomie dans le travail. Moi j’y croyais à fond ! J’me suis dit « Yeeeheeeheeee ! Cette fois c’est la bonne on va pouvoir bosser peinards ! » mais NON ! Je me fourrais le doigt dans l’œil jusqu’aux amygdales ! Par autonomie, ce que ces grands dadais entendaient c’est :

– faire systématiquement les travaux en groupe de 2, 3 voir 4 personnes

–  avoir 3 ou 4 articles à réduire en fiche de lecture chaque semaine

– passer vos weekend sur des exposés en groupe bien sûr, car quand l’un est terminé un nouveau commence

– passer vos séances de travaux dirigés, où la présence est obligatoire, à vous coltiner les soit-disant exposés de vos camarades qui n’ont pas compris la différence entre « exposer des idées » et « lire une dissertation sur le ton le plus monotone possible » sans que le prof n’ai la décence de mettre une fin à ce massacre…

Le problème, c’est qu’avec ça, cumulé au fait que comme beaucoup d’étudiants je dois travailler à temps partiels pour remplir mon assiette (le premier qui dit « et les bourses ? » je lui fait manger le tableaux des échelons de bourse par l’anus), je n’ai tout bonnement pas eu le temps de travailler de manière autonome. Je vous promets que j’ai essayé ! En septembre-octobre-début-novembre j’étais au taquet ! Mais dès que j’ouvrais un livre sur un sujet m’intéressant personnellement et lié à ma filière, dès que je prenais le temps d’écrire ou disserter sur un sujet que personne ne m’avait imposé, j’en étais carrément à culpabiliser. Eh bien oui puisque ce précieux temps je ferais mieux de le passer sur la fiche de lecture que je dois rendre pour demain première heure sinon panpan cul-cul.ce qui est terrible c’est que toute la promo va se coltiner ce texte qui comme bien des articles de recherche présente un  dilemme : le fond est intéressant mais la forme le rend long et fastidieux à lire.

Alors au lieu de chacun lire un article qui nous intéresse (et pourrait avoir, chais pas moi… un rapport avec nos idées de master, c’est pas comme si on était en troisième année de licence…) pour s’échanger les fiches de lecture ensuite, nous allons tous comme des moutons faire le même travail tous en même temps dans l’unique but de le refiler à un chargé de TD payé une misère qui va se faire chier à corriger la même fiche 10 fois d’affilée (oué toute la promo n’est pas notée en même temps chaque semaine, je vous rassure, les chargés de TD sont humains (malgré les légendes)). Quelques copies sont relevées au hasard chaque semaine).  Bizarrement ce cirque me fais plus penser au collège, au lycée, qu’à l’université. On a bossé mais sans aucune autre raison qu’obtenir une note et faire plaisir au prof.

À partir de maintenant, je suis en vacances, en dehors de mon job dont je tâche de réduire les horaires afin de me reposer un peu. Avec ces conneries d’étudier et de travailler en même temps j’ai pas eu de vacances (j’entends sans cours, ni job, ni révisions hein, je parle même pas du luxe de voyager) depuis l’été 2007. Bien envie de plaquer mon job là quand j’y repense… Y a moyen, je ne suis pas encore au max de mes capacités de débrouille.

Bref, en vacances ou presque,disais-je… Je vais en profiter pour ressortir les bouquins que je culpabilisais d’étudier parce que ce n’étais pas sur la liste des devoirs imposés par les enseignants. Je vais pouvoir lire la presse en profondeur, prendre mon temps. Je vais pouvoir répondre positivement aux propositions de sortie plus souvent. Par sortie j’entends pas forcément grosse cuite, d’abord j’aime pas l’idée de prendre une cuite. Être pompette juste ce qu’il faut est bien mieux : on rigole autant si ce n’est + et on n’est pas malade à la fin ! Bref, en profiter pour étudier, ce que la fac ne me permet guère ! C’est triste à dire, mais quand les enseignements sont mal organisés, on a beau s’être inscrit à l’université, on peut se retrouver à bachoter… Remarque ça plait aux fils-à-papa et filles-à-maman (on peut alterner hein) qui sont venus parce que « bah chais pas faut bien faire des études non ? hihihi Et ma mère/mon père a dit que ça c’est bien alors j’essaie c’est toujours moins chiant qu’la prépa ».Eux ça leur plait ! Ils n’ont aucun projet d’étude personnel, aucune envie particulière, alors qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire à la lettre ça leur convient tu parles. ils n’ont que ça à foutre en rentrant chez eux. Ils pensent pas à leur vaisselle ou à leurs factures ou à leurs horaires de taf et comment les arranger avec les cours… En fait c’est comme le lycée mais avec moins d’heures.Tu parles qu’ils sont contents les braves bêtes !

Mais là je m’aigris, ahem…  (n’empêches qu’elles m’énervent ces têtes blondes à 2 balles avec leur macbook et leur insouciance de gamin raaaah ! Le même genre de tocard à me demander pourquoi je taf alors que j’ai une bourse… Pour info rapidement pourquoi ça m’énerve : c’est pas avec les 160€/mois sur 9 mois que je vis [surtout quand ça arrive avec 20 à 40 jours de retards])

Bref c’est mon premier billet d’humeur et il est de mauvaise. Quand je suis de bonne humeur vous vous doutez bien que je m’en vais courir nue dans les champs avec un épis de maïs dans le cul. J’vais pas m’attarder sur un blog.

Bon, j’me casse, le félin réclame sa pitance.

@ bientôt

*cette expression existe si j’veux !

** semestre à l’étranger : merci à la Direction des Relations Internationales de l’univ’, à la région, au CROUS, aux familles, toussa…