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Les habitudes que j’ai du perdre en revenant d’Argentine

De février à juillet 2011, j’ai séjourné en Argentine, dans la ville de Santa Fe. C’était dans le cadre d’un échange universitaire. J’ai raté mon semestre et mon année pour certaines raisons que je ne suis pas d’humeur à évoquer maintenant. Je vais lister les habitudes que j’ai du perdre en revenant d’Argentine. Cette idée m’a été inspirée par The Economiss sur twitter qui listait les habitudes qu’elle devrait perdre en revenant d’Inde.

 

Vous trouverez des récits sur mon séjour qui vous aideront à comprendre cette liste dans la rubrique Voyage du blog. 🙂

  • Prendre le taxi pour traverser la ville et le payer moins cher qu’un ticket de métro français
  • Que le chauffeur du taxi ne parte que quand il m’a bien vue rentrer chez moi en sécurité, qu’il m’aide avec mes bagages
  • Le demi-lit dans le bus en tarif normal, avec plateau-repas, couverture, toilettes et DVD, le vrai lit en première classe
  • Les trajets de 17 heures (ce qui explique les bus :P)
  • Les empanadas bien dodus à emporte qu’on peut trouver partout
  • Demander « végétarien » pour un plat au fromage et à l’œuf, et faire croire au cuisinier choqué que j’ai une grave maladie m’empêchant de manger de la viande
  • Les mecs qui me voyant courir après un autre en gueulant « voleur voleur ! », se mettent à le poursuivre en voiture pour m’aider, c’est pas tous les jours qu’on vit une scène de film d’action !
  • Les gens qui adorent apprendre une autre langue, essaient d’apprendre la tienne, aiment t’enseigner la leur
  • les flics qui font gentiment « coucou » et nous jettent une pièce quand j’étais assise sur le terre-plein du boulevard avec mes potes artistes de rue en train de tirer sur un pétard
  • les gros hot-dog à 5 pesos
  • la pâtisseries et glaciers à tous les coins de rue, vendant des VRAIS gâteaux (et pas ces merdes d’amas de génoise et de crème qu’ils font en France) et ouverts jusqu’à 22h ou minuit
  • LA SIESTA ! (snif bouuuuh ça me maaaanque)
  • les profs protestants contre le nouveau planning car y a cours pendant la siesta
  • Trouver un peu partout des gens pour partager un maté
  • Pouvoir siroter mon maté en public car je sais qu’il y a des distributeurs d’eau chaude partout, et que les commerçants solidaires m’en donneront sur mon chemin si je demande gentiment
  • Pouvoir siroter mon maté en public car les gens ne croient pas que je fume une mixture étrange de drogués
  • Que les gens n’essaient pas de gratter ma place dans une file d’attente
  • Les fonctionnaires et administrations arrangeantes, souples, faisant tout leur possible pour me faciliter la tâche, justement parce que je suis étrangère
  • Les auberges abordables pour voyager
  • Les piscines dans les auberges bon marché dans le nord du pays…
  • Les cris des oiseaux tropicaux
  • Les gros chiens dans la rue, qui font peur, mais sont doux comme des agneaux
  • Les trottoirs propres car chacun nettoie chaque jour sur son palier et que les chiens errants font popo dans le caniveau (sinon y sprend un coup de jet d’eau)
  • La circulation en ville sans feux, les bastons de regard pour savoir si on peut traverser,
  • Les manifestants qui chantent tout le temps (j’ai d’abord cru à une fanfarre)
  • Les Mafalda affichées partout
  • Les BD Maitena dans toutes les librairies
  • Me sentir comme une mafieuse avec mes grosses sommes en espèce sur moi pour payer le loyer
  • Les kiosko ♥
  • Boire une bière avec une paille dans la bouteille en pleine rue (¡ Con esta calor todas las cervesas estan ricas !)
  • LA SALLE D’ARCADE GIGANTESQUE !

008- La Boca (Buenos Aires)

Des habitations colorées à La Boca

LE quartier populaire, qu’ils disent, sur le guide. Là où on fout les prolos, les pauvres, les cassos’… Que du beau monde en somme ! (Cet article est sponsorisé par le réseau IRC inframonde 😛 [ comprenne qui pourra] ) Le jour, une véritable foire aux touristes. Les touristes, ça a de l’argent (enfin les touristes normaux, pas les cassos reconvertis en étudiantes comme moi). La nuit, il parait que c’est un coupe-gorge. Je n’ai pas essayé. Je devrais, non ?

La cuisine de Quiquella Martin, à l'image de La Boca. Il vivait dans le musée.

Quand vous connaissez ‘les quartiers’ à la française, que ce soit les cités dortoirs ou les quartier pourraves-pas-chers en ville, vous ne vous attendez pas à voir ce qu’on voit à la Boca. Non on ne s’attend pas à une telle richesse… culturelle et patrimoniale. C’est le plus beau quartier de la ville. En arrivant à ces abords, je venais alors du nord de la capitale, vous êtes accueillis par une fresque, des trompe-l’œil, des statues métalliques, des personnages qui vous souhaitent la bienvenue à la Boca. La fresque donne un aperçu du style et des thèmes récurrent de ce quartier. Je n’en ai pas de photo, l’ayant vue depuis le bus. Je suis lâchée devant un des emblèmes de la Boca : la escuela (école) Pedro de Mendoza, qui abrite le musée Quinquella Martin. J’y reviendrai.

 

Vue depuis le toit du musée Quinquella Martin

Mes premiers pas se font dans un marché qui propose toutes sortes d’objets décoratifs ou utiles faits-mains, souvent par les marchands eux même. C’est pas de la babiole made in china attrape-nigaud. Des boutiques contenant ce genre de ‘souvenirs’ bidon, il y en a, mais ce n’est pas ce que je retiens. Je retiens les artistes de rue, avenants et créatifs, qui vous apprennent un pas ou deux de tango histoire de faire une jolie photo, costume à l’appui. Ou qui vous offre le spectacle de leur adresse. Ou qui vous proposent des dessins et des peintures ayant chacune  un petit bout de la Boca en elle.

Devant une boutique

Tous les 3 pas j’écarquille les yeux, rien n’est attendu ou convenu. Le quartier a vraiment été approprié par ses habitants. Toutes les façades, de tôle, de bois ou de pierre, sont peintes en rouge, vert, bleu, jaune… je ne parle pas des teintes pastels et bien diluées habituelles mais de véritables couleurs. Je parlais de Quinquella Martin, cet artiste est à l’origine du style de ce quartier. En effet il s’agit d’un enfant de la Boca devenu un peintre célèbre, très renommé et respecté dans le pays. Il fonda le musée à son nom dans l’école dont je vous parlais plus haut. Et il commença à peindre la façade du bâtiment, puis il a demandé aux habitants de participer, tous on apporté un peu de peinture pour finir de colorer l’école-musée. Puis, ayant réussi à égayer ce bâtiment, ils ont continué sur leurs habitations et boutiques. On pourrait penser que le mélange va donner un ensemble incohérent et désagréable, mais finalement on se sent bien dans ces rues. Les bâtiments sont à l’image de l’ambiance à l’image du comportement des gens…

fresque de la republica de la bocaOn tombe régulièrement sur des bonhommes à taille humaine, des sculptures loufoques qui ajoutent au côté gai et festif de ce lieu si particulier. Je finis par tomber sur un terrain de sport. On peut y apprécier une fresque qui clame sur environ 20 mètres de long ‘Republica de la Boca’. Je suis en effet à la Boca et pas ailleurs. Et je suis en effet dans un quartier qui vit de sa population et pour elle, elle a choisit l’apparence de ses rues, elle gagne son pain dans ces mêmes rues qu’elle occupe et peuple. Depuis que je suis en Argentine, je n’ai pas vu un seul clochard, un seul vendeur à la sauvette, un seul artiste de rue se faire enquiquiner par un policier zélé. Agréable surprise quand on vient de France… La Boca est représentative de ce qu’est la rue ici.

L'école, un théâtre et un camion…

J’ai visité le musée Quinquella Martin dont je ne suis pas censée avoir des photos et encore moins en publier. Je vous offre juste quelques vues de l’extérieur. J’ai pu admirer les œuvres de plusieurs artistes argentins, celles de Q. Martin bien sûr et j’ai eu un coup de cœur. Je vous invite vivement à découvrir Silvana Robert. Elle vit aujourd’hui à Deauville, en France et une exposition y commencera en août. À la sortie de ce musée j’étais aux anges. Un vrai musée, beau, plein de découvertes, au sein d’une école du quartier le plus pauvre de la ville.

Une araignée de Louise Bourgeois

Je fais quelques pas sur le quai en sortant et… Une araignée géante… Une araignée gigantesque s’impose à mon regard. Je suis dans le quartier le plus pauvre de Buenos Aires et je trouve une exposition de Louise Bourgeois… Décidément je ne suis pas au bout de mes surprises ! Photos autorisées alors je publie hein, pis elle est morte, plus de droits d’auteur, les rentiers n’ont qu’à aller bosser.

autre œuvre de Louise Bourgeois
le p'tit restaurant

J’ai terminé cette promenade dans un petit restaurant. Poulet, patates, Savora. Miom ! Même pas reconsititué le poulet, du vrai poulet, avec de la peau et des os et tout ! On se croirait dans un saloon un peu avec la déco… L’Argentine, c’est plein de clichés américains qu’on connait de part les films, livres et feuilletons des USA, mais avec du sud et du latino  dedans pour que ça ai meilleur goût.

La Boca, c’est le meilleur de la ville Argentine.

 

 

 

Bon, faudra que je vois ce que ça donne la nuit…

007- Buenos Aires, première journée

En début de mois, j’ai profité d’un cours annulé pour filer 3 jours à la capitale du pays, Buenos Aires. Une ville immense, même si on la compare à Paris, à l’activité incessante et où se centralisent pouvoir et culture en Argentine.

je rejoins la capitale en 6 heures de car durant la nuit et arrive à la gare tôt le matin. Sur le moment, j’y déguste un petit déjeuner très mauvais en regardant distraitement la télé. Comme d’habitude elle est réglée sur la première chaine qui diffuse surtout des journaux. J’ai un soupçon d’inquiétude quand je vois à l’écran des journalistes au visage grave, des foules paniquées, des hommes interviewés au bord de la crise de nerf ou complétement en larmes… Ah… Une écoute plus approfondie m’indique qu’il s’agit d’une affaire de suspicion de triche dans un match de football dans un tournoi national…

librairie Avila
La Libreria de Avila

Je séjournerai à l’hotel Europa, petit, confortable, bon marché avec un personnel très accueillant. Il n’est que 9h mais je peux déjà commencer à utiliser la chambre. J’y dépose tout et plonge dans mon guide afin de réfléchir à un itinéraire… S’il y a bien une chose qui ne m’a pas échappée, c’est que dans Buenos Aires se trouvent au moins deux librairies exceptionnelles : El Ateneo pour sa beauté et la libreria de Avila pour son ancienneté, la plus vieille de la ville ! Après avoir trainé à la recherche de pellicules, je marche jusqu’à la librairie Avila. S’il n’y avait pas des titres modernes, on se croirait au XIXè siècle… En grimpant des escalier que je crains de sentir s’effondrer sous mon poids, je vais dénicher quelques exemplaires de pièces de théâtre. On peut en trouver de tous les pays et j’ai du me faire violence pour ne pas y passer tout le budget ‘hôtel’… En sortant je hèle un taxi qui m’amène à l’autre bout de la ville, à la librairie ‘El Ateneo’. Nous sommes comme à l’opéra… mais à la place des sièges il y a des rayonnages. Les étages sont organisés comme des balcons au dessus de nous où se trouvent encore d’autres livres. La scène est un café où l’ont peu manger des gâteaux et boire en bouquinant (pappy je t’entends ricaner d’ici :P). Il y a plusieurs recoins et mini-balcons aménagés en salles de lectures. Je crois que je pourrais presque vivre ici… Mais si j’avais étudié à Buenos Aires plutôt qu’à Santa Fé j’aurais aussi eu des problèmes d’argent à force d’y trainer… Note, je n’aurais alors plus eu qu’à m’y faire enfermer chaque soir afin d’y élire domicile ! Allégée de quelques pesos et alourdie de quelques volumes, je sors pour rentrer à l’hotel parce qu’il faut pas déconner, c’est lheure de la siesta ! Et moi, chuis pas de la capitale, mais de Santa Fé et à Santa Fé on fait la siesta faut pas nous prendre pour des sauvages ! Bon une sieste pleines de pages à tourner aussi… (et du restant de gâteau…).

La libreria Ateneo
La libreria Ateneo

Je n’avais pas mesuré ma fatigue due à la nuit blanche du voyage (j’ai déjà du mal à dormir au lit alors dans un bus…) et j’ai pioncé comme une marmotte qui aurait abusé de la vodka !

Du coup je me lance dans la découverte de Buenos Aires by night.

C’est… pareil avec une luminosité différente… Non j’exagère, la plupart des boutiques sont fermées… Beaucoup restent tout de même ouvertes jusqu’à 22H… Après une longue marche, je me fais éclater le ventre dans un restau’ à empanadas. Je ne suis pas arrivée à en gouter un de chaque hélas… En scrutant le menu je vois qu’il y en a un ‘végétarien’.… un plat végétarien ? En Argentine ? Je ris et demande des précisions au serveur. il me garantit que oui, y a que des légumes, rien que des légumes, un truc de fou ! J’en commande un, incrédule qu’un cuisinier argentin soit capable de servir une assiette sans viande ni poisson ni fromage… hum… Certains de ces légumes avaient tout de même une consistance et un goût fort proche de l’œuf dur. Je me disais aussi…

Ah oué en fait le premier jour j’ai fais peu de photos… et celles de l’obélisque sont foirées… Bon à la prochaine o/

006- Iguazu m’a inculqué le sens du mot ‘ disfrutar ‘

Jour 1

Voyant arriver 5 journées libres à la suite, j’ai choisis de joindre une des destinations les plus recommandées et les plus prometteuses depuis mon arrivée en Argentine : Iguazu. L’endroit est célèbre pour ses gigantesques et nombreuses chutes d’eau. Pour les détails, les chiffres impressionants, je vous laisse demander à notre ami wikipedia. Iguazu, c’est aussi une forêt à la faune et à la flore très riches et la proximité des indigènes Guaranis (oui oui les mêmes que dans l’ouvrage de Pierre Clastres sur l’État). Cette région se partage entre l’Argentine, le Brésil et le Paragway, mais concernant les chutes, c’est le côté argentin qui est le plus recommandé.

palteforme dans un arbre
accrobranche, la première palteforme vue d'en bas

Je dois compter 16h de bus pour m’y rendre, voilà qui occcupe une première journée… J’arrive le vendredi matin à Puerto Iguazu, ville semblant dédiée au tourisme. Pas 2 pas sans un hôtel ! Je trouve facilement le mien, les habitants ont l’habitude d’indiquer leur chemin aux touristes. Ils ont un sourire communicatif, une ville où les résidents sont contents de voir des touristes et le montrent, c’est sûr que je suis loin de la France !

Je résiderai dans un « hostal », c’est pas l’hotel, c’est moins classe. Je traduirais pas « auberge ». Sauf que comme nous sommes à Iguazu, il y a tout de même une piscine et le monokini est autorisé. Quel pied ! Ça c’est de la détente. Mais au lieu de buller, après avoir posé mon sac dans la chambre et vérifié mes mails (le bus = 16h d’affilée sans internet, quelle horreur ! Le ciel aurait pu nous tomber sur la tête que j’aurais pas été au courant ! 😮 ), je vais à l’office du tourisme pour voir ce que je peux encore faire aujourd’hui. J’oublie que je suis fatiguée quand on me propose à un prix abordable une après-midi dans la forêt à grimper aux arbres, redescendre en tyrolienne et faire du rappel.

Bon, au départ, je flippe un peu quand je me vois embarquée dans un gros camion à touristes avec guide bilingue. Ils sont 28, ils sont en short (super idée à moustique-land pour aller en forêt…), ils ont des casquettes de base-ball, ils ont de la crème solaire sur le nez, il comparent les étoiles de leurs hotels respectifs en anglais… Au secours ! Alerte aux gros touristes en short ! Je ne peux pas les ignorer vu le nombre et la proximité, ça promet…Ce n’est qu’à l’arrivée que je repère 2 perles dans le groupe : 2 frères qui devaient avoir 10 et 8 ans. Ils se racontent des histoires, ils essaient de parler toutes les langues représentées dans le groupe, ils observent autour d’eux autrement qu’à travers l’écran d’un appareil photo, ils sourient, ils font les pitres. Ah voilà, avec ces 2 là, je me sentirai déjà plus en vacances ! Je donne un coup de main à leur habillage puis nous commençons à monter sur la première plateforme perchée sur un arbre. Les poignées en main, on s’assoit dans le vide, préalablement attaché par un moniteur, on croise les jambes vers l’avant, et ZOU ! Je n’ai pas le temps de comprendre que sous moi tout est petit, je vois tout d’en haut et je file vite, vite… viiiite mince mais comment ça freine ! Le mono qui attends à l’arrivée fait des gestes, je pige pas trop, j’essaie un truc… ça accélère. Finalement, c’était rigolo de rebondir contre un gros matelas collé à un tronc. Ah, il explique… ah oui. Donc les 2 tyroliennes suivantes se déroulent mieux et mon cerveau m’informe autant qu’il peut qu’il est super jouasse de voir le paysage sous cet angle et d’avoir l’impression de voler. À l’arrivée les 2 petits aventuriers m’attendent, très pressés d’expliquer que eux, même pas peur, et que maman, « hahaha ».

On remonte dans le camion pour atteindre une sorte de falaise au pied de laquelle nous attend la rivière. L’envie d’aller s’y rafraichir ne ma nque pas ! Mais pour cela il faut affronter la peur du vide. C’est le plus jeune de mes petits préférés qui y va en premier. Mousqueton par ci, nœud de huit par là, le voici harnaché, jambes bien écartés et c’est parti pour imiter spiderman ! Nom de Zeus il est léger comme une plume ce gosse on dirait qu’il va s’envoler ! Je suis peu de temps après, le grand-frère n’arrive pas à calmer sa peur.. Pour ma part, la flexibilité étonnante de mes chevilles ne me rend pas service, je m’explose les jambes à la moindre réceptions hasardeuse. Ça ne gâche pas le plaisir d’effectuer des sauts de géant dans le vide pour rebondir sur la roche. Arrivée en bas, j’appelle le grand peureux qui suivra peu après, pas question de passer pour un lâche, non mais ho !

une chute dans la forêt
Une chute dans la forêt là où la descente en rappel nous a menés

Attendre les autres sera agréable cette fois ci car nous pouvons nous rafraichir dans une rivière propre avec une espèce de plante différente tous les 50 cm. Les petits commencent à faire les pitres sur les rochers, alors bien sûr, comme je suis une adulte responsable et que j’ai mal aux cheville… je les imite ! Mince quoi je serai raisonnable quand il s’agira de mes gosses ! Leur mère flippe mais ils savent très bien réceptionner leurs chutes contrairement aux grands dadais qui s’étalent fesses dans la boue. Nous approchons d’une chute d’eau de petite taille qui fera un merveilleux brumisateur, franchement tout de suite ça a une autre gueule que le gros cylindre Vittel ! Ouh pinaise la comparaison foireuse…

Bon bah finalement il faut remonter ce qu’on a descendu, mais à pied… Han l’arnarque…

Une après midi éprouvante en quelques sortes…

 

Jour 2

 

J’ai bien roupillé… y avait de quoi. Mes jambes sont prêtes pour une nouvelle séance de torture, et elles l’auront, car j’ai mon billet pour le parc naturel d’Iguazu et j’ai pas l’intention de prendre le p’tit train à touristes ! Ce sera plein de gens, de germes, de shorts, de crème solaire et de Nikon. Bus pour le parc facile à trouver une fois de plus grâce au personnel attentif, efficace et très sympathique de la gare !

Une promenade sur le parcours vert permet de faire connaissances avec les oiseaux et insectes locaux. Déjà vu 3 sortes de papillons différents en juste 600 mètres…

chutes d'Iguazu
Des chutes avec un chti arc-en-ciel cétipa mignon ?

Je commence par le parcours inférieur qui permet de vor les chutes à mi hauteur, passant à côté d’elle. Douche garantie si on va jusqu’au bout. Je me souviens que c’est dans ce coin qu’on doit embarquer pour la balade en bateau. Jusqu’ici c’était du luxe, des pavés, des lattes de bois bien serrées… mais quand il s’agit d’aller se rapprocher du bord de l’eau le chemin devient accidenté. Ça glisse, on surveille ses pas… Un coati pas farouche fait un bout de chemin à mes côtés. Cet animal a un côté comique ! Puis j’atteinds le point d’embarquement. Affaire mises dans des sacs étanches, gilet de sauvetage… on embarque ! Ça commence gentilment, en balade, on s’approche… Impression d’être vraiment dedans, on est au milieux des chutes, le vacarme, l’humidité, la fraicheur… J’oublie tout, je ne vois que l’eau et sa puissance ! Juste avant de revenir nous avons droit à plusieurs allez-retour au plus proche des chutes et là c’est simple, j’aurais pu sortir le shampoing, la savonette et tout. Aaaaaaatcha ! Contente mais glacée ! On retourne à terre, je quitte le T-shirt pour l’essorer avant de plus ou moins tenter de l’étendre sur le bride de ma sacoche en espérant qu’il sèche un peu. Les autres sont restés aglutinés au bord quand je reprends le chemin accidenté afin de remonter. Je suis presque seule alors je reste torse nu et peu profiter de la chaleur du soleil allant directement sur ma peau, une caresses après cette aventure. Je sèche assez vite… Cacophonie d’anglais, d’espagnol, de portugais et d’allemand, je remets le T-shirt, prochaine étape : à manger !

encore aux chutes
encore aux chutes ( ♫ au détour de la rivièèèèère la la la ♪ ♪ ♪ )

Mais je ne suis pas la seule à avoir faim ! La terasse du restaurant est bondée de coatis gourmands et voleurs. Bien sûr personne ne cherche à les nourrir, il suffit de réfléchir quelques secondes pour comprendre que notre bouffe sera mauvaise pour eux. Il y a tout de même des panneaux explicatifs/pédagogiques pour les plus lents. Le problème est que ces animaux ne réfléchissent pas autant et attrapent la moindre miette et parfois sautent sur une table ou sur des genoux pour attraper l’aliment convoité. C’est comme ça que je me fais voler mon dessert par un coati énorme. Il était 2 fois plus gros que les autres, pas étonnant s’il vole toujours les alfajores ! Ces gateaux sont une sorte de parodie de dessert argentin, 2 biscuits bien épais et bourratifs couverts de sucre glace et fourré de Dulce de Leche (de la confiture de lait en + sucré). Au niveau de la bouffe en Argentine il faut savoir déjà que ces gens là ne boivent jamais d’eau pure. Le minimum, c’est d’y mettre du maté ou du Tang (poudre aux fruits sucrée). Ensuite, le sucre est partout, même dans la moutarde… Et même dans le pain qui est censé être nature, j’ai l’impression que c’est sucré…

L’arpès midi j’ai marché sur le parcours haut, passant tout en haut des chutes, même au dessus. Je suis restée bloquée sur un pont la machoire pendante et les yeux équarquillés. J’ai tenté des photos dont j’espère qu’elles seront bonnes. Quelles frimeuses ces chutes d’eau…

chutes again
o_O

 

Jour 3

 

J’ai trop marché… longue nuit et grasse mat’ à l’auberge à faire des bulles. Au lever histoire de rester une bonne feignasses quelques brasses dans la piscine. Mais bon, je suis à Iguazu, y a sûrement de chouettes endroits à visiter pour mon dernier jour.

toucan
un toucan fraichement soigné, en pleine rééducation 😉

En effet non loin se trouve un refuge pour animau sauvage. Ils y sont soignés et ré-adaptés à la vie sauvage. Beaucoup viennent de familles qui les adoptés comme animaux de compagnie lorsqu’ils étaient bébés et finalement les abandonnent. Ah oui Monsieur, forcément, un raton laveur, même si on l’appelle Kiki, c’pas comme un chat hein… Idem pour quelques oiseaux et même un singe. Nous passons devant l’enclos d’un ocelot qui malheureusement était bien décidé à ne pas se laisser photographier alors je vous renvoie à Google Image. Sur le coup j’ai un doute, je demande à notre guide « non, y en a quand même pas qui ont adopté un ocelot comme s’il s’agissait d’un chaton » ce à quoi elle m’affirma, désespérée, que si, y en a qui ont essayé (et ils ont eu des problèmes). Alors Mesdames Messieurs, oui, l’ocelot est une sorte de panthère miniature avec une petite bouille toute mignonne et au grognement tout léger et mignon mais cette description contient tout de même le mot « panthère » qui est très différent de « chat ». Si vous voulez des émotions à la limite tentez d’apprivoiser un chat sauvage qu’on rigole, mais laissez les ocelots tranquille bourdayl ! (mais je le reconnais, il trop miiiiiiiignooooooon, alors si vous craquez offrez vous une peluche grandeur nature… hum… ce serait pas pratique à ramener dans l’avion ça…)

un singe
Lui c'est Toto, la santé ça va mais ils le laissent dans l'enclos sinon il vole tout et ça commençait à revenir cher au refuge (quelques milliers de pesos…) Comme il est copain avec les autres singes de l'enclos ça se passe bien

Enfin bon malgré les toucans, les perroquets, les aigles, les vautours, les ocelots (le seul qu’on ai vu de près est celui de l’enclot, les autres on pouvait juste deviner leur présence furtive sans les voir), les singes, mes bêbêtes préférées dans ce parc furent les araignées, papillons et fourmis. Y en avais de plein de sortes différentes. Et les papillons se posaient sur nous pour peu qu’on ai un vêtement de leur couleur. Cependant, contrairement à ce que j’ai pu faire aux chutes, là je n’en ai convaincu aucun de me monter sur le doigt et d’y rester. Les bêtes sont pas farouches aux chutes. Tu poses la main devant, ils viennnent squatter et tailler une bavette, pépère. Dans le refuge ils sont plus méfiants. Bon les enfants sachez par contre qu’il faut jamais toucher les ailes d’un papillon avec nos grosses pâtes, c’fragile. Alors s’il veut pas venir inutile d’essayer de le forcer vous n’entrainerez qu’une catastrophe…

Des fourmis
Des fourmis ! ♥

 

Après tout ça j’ai du finir par rentrer. Et hop 17h de bus pour le retour ! Miam ! 😀

005- En Kayak à Parana

Ça m’a pris comme une envie de glace menthe-chocolat, j’ai voulu voir ce qu’il y a de beau dans la ville voisine à Santa Fé : Parana. En réalité tout cela s’est déroulé la semaine dernière mais je suis sérieusement à la bourre !
Bon, du coup, après avoir décollé mes paupières, j’ai pris mon p’tit sac et je suis partie pour la gare routière. De toute façon y a plus de train en Argentine… À ce que j’ai compris leur retour est un gros enjeu politique et est très soutenu par « el movemiento Sur », les rouges locaux représentés par Pino, célèbre réalisateur de documentaires argentin (on lui doit le très grand Memoria del sacceo qui traite de la crise économique qu’a subi ce pays). Bref, pour 4 pesos, ce qui représente moins d’1 €, j’ai mon billet pour Parana. Donc l’aller-retour pour moins cher qu’une petite bouteille de soda fraiche dans un kioske de la ville. J’aime…
Dans chaque gare, les offices de tourisme s’avèrent être de très bonnes alliées. J’attrape rapidement des informations qur les meilleures activités locales et les prix corrects, ainsi qu’un plan touristique de la ville. Un coup de fil plus tard j’ai RDV pour une excursion en kayak sur el rio Parana, large fleuve traversant la ville puis s’enfonçant dans la nature.

l'église
Une église patriote

Le rendez-vous étant dans 2 heures, j’étudie le plan en vue d’aller au port à pied. L’employée de l’office de tourisme a pris soin de rayer sur mon plan les rues qu’il est imprudent d’emprunter seule, surtout avec une tête de touriste (donc forcément plein aux as avec une carte gold, des grosses coupures et une rolex, les pauvres petits doivent apprendre le principe d’étudiant étranger 😛 ). En passant par le centre-ville je me repose dans un parc donnant sur une église dont je vous glisse une photo. J’ai ri en constatant qu’une partie de la toiture est aux couleurs du drapeau argentin.

Vers les falaises de Parana

Encore 2 longues rues et j’atteints la côté, j’ai encore pas mal de marche à faire pour trouver le club nautique concerné mais cela sera très agréable car une promenade longe le Parana (à la fois le nom de la ville et du fleuve pour ceux qui dorment au fond de la classe près du radiateur ! 😉 ). Pas mécontente que de nombreux clubs et commerces s’y trouvent, la chaleur est écrasante ! Vivement les pieds dans l’eau ! (Bon je commence à insérer des photos de la balade sinon elles seront toutes tassées au même endroit.)
Enfin je rencontre Daniel, il me donne une première leçon puis nous mettons le kayak double à l’eau. Un moniteur rien que pour moi, ouéééé ! o/

en kayal près du vieux port anglais
Moi dépassant du kayak comme un Topikeur 😛 Derrière : le vieux port anglais

Une fois pris le coup de main de mon côté, nous avançons bien et la chaleur n’a plus rien d’écrasant. Sur l’eau l’air est juste idéal, une caresse, les éclaboussures des bisous. Quoi j’en fais trop ? Phoque œuf, c’est 23h passé, j’vais pas faire dans la finesse ! Comme à chaque fois que je suis sur un bateau non-doté d’un moteur, je me sens terriblement bien. Le courant se montre plutôt coopératif. Près de la sortie de la ville nous avançons dans un vieux port anglais abandonné où gissent des épaves. Oui le truc là derrière moi. Derrière j’ai dis ! C’pas moi l’épave, moi je suis fraîche et jolie (même que c’est mon chat qui me l’a dit en rêves une nuit de pleine lune).
Puis nous quittons les vues d’immeubles pour préférées celles d’îles boisées et de falaises. Je pagaie un peu moins bien mais Daniel ne m’en tiens pas rigueur, ça fait partie de son travail de jouer des bras pendant que les touristes bavent devant le paysage. La discussion allant bon train j’apprends qu’il a toujours été de Parana et je comprends parfaitement qu’on puisse vouloir y passer sa vie. Parana est elle même une ville active, et proche de Santa Fé où il y a beaucoup de travail et une vie étudiante. La capitale n’est qu’à 6h de bus (pour l’Argentine ce n’est rien, vous le comprendrez quand je vous parlerai d’Iguazu ;)) et on peut faire ses tracasseries administratives à 2h, à Rosario. Et pourtant on a droit dans cette ville à une nature qui prend largement le dessus et offrant de splendides balades. Une côte bien amménagée, plutôt propre et vivante. L’eau est propice à la baignade en beaucoup d’endroits, il y a plusieurs plages, on pêche volontiers (ce n’est pas comme à Lyon, ici on peut manger le poisson du fleuve sans risquer de devenir un cousin de l’incroyable Hulk !).

kayak et fleuve
En mode FPS, pas pu m'en empêcher 😛

Après quelques efforts nous joignons une petite plage loin de tout où nous attendent les collègues de Daniel et quelques amis. Plage pour nous tous seuls, avec nos kayak. Partage du maté bien sûr ! Typiquement argentin, le trio maté/bombilla/termos. On se balade avec sa tasse bourrée d’herbe (ne fantasmez pas, c’est comme du thé en + amer) et son thermos d’eau chaude sucrée ou non. La bombilla (prononcez Bombicha) filtre l’herbe pour qu’on ne garde que la boisson. Et on se fait tourner le maté à tout le groupe comme un bédot. Côté convivial indéniable. Beaucoup de gens n’aiment même pas cette boisson mais la partagent quand même car c’est très ancré socialement, ça fait parti des gestes de sympathie quotidiens. D’ailleurs on trouve souvent des distibuteurs d’eau chaude dans ce pays, afin de ne pas tomber en panne de cette boisson fabuleuse. Un chien joue avec nous, doux, gourmand et espiègle. Entre ça et le maté, on sent bien qu’on est en Argentine.
DISGRESSION
En effet il y a beaucoup de chiens partout en Argentine et beau beaucoup de chiens errant dans les rues. Les gens n’en ont pas peur, les toutous sont bonne pâte. Ils se nourissent de restes ou de leur chasse. Les plus « violents » que j’ai vu ne font en fait qu’aboyer en coursant voitures et scooter, mais ne cherchent pas à mordre. Et pis ils regardent des 2 côtés avant de traverser, prenez exemple les enfants ! Comme ici les gens ont tendance à nettoyer régulièrement le bout de trottoir devant leur porte (balai + jet d’eau) les crottes et pipis ne restent pas, ça me change de la France ça tout de suite ! J’ai vu un chien s’installer de lui-même dans le caniveau pour faire ses besoin, les chiens errants argentins sont mieux éduqués que les maîtres de chien français !
DISGRESSION

coin ombragé du fleuve
La pause sous des branches sur le fleuve

Le chemin du retour se fait avec le courant, donc c’est pas rigolo.
La nuit tombe quand nous arrivons au port. Un passant m’aide à trouver un taxi pour la gare car je suis un peu perdue, la ville semble complétement métamorphosée à la nuit tombée ! Dans le bus je commence à sentir les protestations de mes épaules qui n’avaient pas été tant solicitées depuis longtemps, mais j’ai déjà envie d’y retourner.

 

À la prochaine pour le récit des mes aventures à Iguazu o/ (qui sont en cours 😉 Je file me coucher d’ailleurs, quelle journée ! Pfuuuuuuuu !)

PS : pour Pappy et Manou qui me lisent : o/ représente un bonhomme qui lève les 2 bras en l’air, à prendre soit comme un ‘ youpi ‘ soit comme un ‘ câlin ! ‘ ; Et donc o/ ou o c’est un bonhomme qui lève un seul bras, pour ‘ youpi ‘ ou ‘ coucou ‘ . Encore une variante, voici 3 bonhommes qui font une danse de la victoire : oo/o//