Appel à mobilisation – Timothée D 21 ans, autiste, enfermé sans recours.

Je vous partage un texte émis par la famille de Timothée D, 21 ans, autiste, qui jusqu’ici vivait en autonomie avec sa famille maternelle.

Magistrat, travailleurs sociaux, et parents ne sont pas immunisés contre le validisme.

Résumé de situation : « alors vous dites que votre fils est normal
et qu’il peut vivre seul à l’extérieur ? »
Sans commentaire, pour éviter outrage à magistrat !
Timothée D. mon beau-fils, jeune homme de 21 ans, autiste, est placé, à sa majorité,
sous tutelle de l’association GRIM, sous prétexte du conflit entre le père biologique et la
mère. Le tuteur suit les vœux du père en le plaçant, en novembre 2018 en MAS, à Décines. Il
a toujours vécu libre, en famille avec nous jusqu’en fin 2017.
Nous, sa famille maternelle, sommes interdits de le sortir, et devons le voir seulement là-bas.
Dès l’été 2019, bien que lourdement sédaté, ses protestations sont telles qu’il est envoyé
pour 8 jours au Vinatier (HP).
A l’automne il présente un état dépressif marqué, mais ses protestations le conduisent à
plusieurs reprises à être enfermé ponctuellement en « salle de répit » dans la MAS. On dit
que mes visites (parfois avec sa sœur qu’il adore) lui procurent des troubles de
comportement, à tel point qu’il est de nouveau hospitalisé pour plus de 3 semaines début
2020. Il en ressort avec un traitement alourdi (3 neuroleptiques anti-psychotiques, un
anxiolytique et quelques bricoles annexes).
Répondant à nos demandes pressantes, la juge des tutelles finit par accorder une
« audition » par visioconférence, le 16 juin ; la visio ne marche pas, normalement dans ce
cas, une nouvelle audience devrait être convoquée. Mais nous sommes entendus, par
téléphone, séparément, sa mère et moi, alors que le père, son avocat, le tuteur et la
directrice de GRIM sont dans le cabinet de la juge. Une véritable conspiration. La juge ne nous
laisse pas développer notre propos, nous coupe tout le temps, rabâche des questions
directives, nous faisant entendre que nos demandes ne risquent pas d’aboutir, et se moque
des arguments de droit. Elle se montre charmante avec les parties adverses.
Parodie d’audience.
Condamné à perpétuité ?
La santé de T. est menacée, tant physique que psychique. Mais il est fort, il tient le coup
avec dignité, et les moments où nous pouvons nous voir, nous toucher, sont très intenses.
Nous reprenons les petites pièces de piano qu’il jouait, du temps où il prenait des cours, à
Lyon.
Il faut l’arracher à cette barbarie du système justice-des-majeurs-
protégés-organismes professionnels-de-tutelle.
Nous demandons l’annulation de cette audience.


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